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Nouveau système d'études philosophiques
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i8 I'ÛILOSÛFHfÈ.

comme vérité ; et quand lerreur est évanouie, tes 1mots restent, et semblent encore représenter quel-que chose. Dans le temps lon simaginait que les -qualités des corps étaient je ne sais quoi de superposéà ces corps, qui sen détachait, passait à travers nosorganes, et venait se loger dans lesprit, ou sy ap-pliquer comme des formes sur une cire molle, speciesexpresses corporibus , et animo, impressce, le motchaleur pouvait signifier à la fois ce quil y a dans lefeu, dans la main que jy présente, et dans moi quime sens ranimer : alors les organes transmettent lessensations nétait pas une façon de parler ridiculealors on pouvait admettre des sensations perçues etdes sensations non perçues : la philosophie doit au-jourdhui dépouiller ce vieux langage ; cest la robede Déjanire, elle consume le corps quelle habille.

4. Ainsi, pour finir, nous nexpliquons ni lasensation par le mouvement, ni lhomme par la sen-sation. Par le sentiment seul, lhomme est tel queDieu le fait; par la sensation, il est tel que le mondeextérieur le façonne : les sentimens sont son essence ,les sensations sa vie. Et sil était possible de conce-voir lêtre humain, devenu après la mort pure intel-ligence, sans aucune communication avec le mondematériel ; ce quil apprit par les sensations irait tou-jours saffaiblissant en lui et finirait par disparaître,tandis que ses sentimens, plus concentrés, sexalte-raient peut-être jusquà linfini. Aussi voyez pour-quoi lElysée des anciens , le Walhalla des Scandi-naves, le paradis de Mahomet, et en général toutes