PHILOSOPHIE.
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et se perdre dans ces organes. En quoi consistecette innervation? On l’ignore, on s’en tient aux con-jectures. Comment expliquer la vie , quand on l’étu-die sur la mort ? L’inertie racontera-t-elle le mouve-ment ? Et puis, quand même on verrait dans tout sonjeu ce sublime mécanisme, qu’apercevrait-on? Desfrémissemens, des oscillations presque impercep-tibles. On suppose un fluide impondérable qui cir-cule dans les nerfs ; mais comment le microscope ensuivrait-il les rapides infiltrations, quand il découvreà peine le point noir, qui dans la section de ces mincescanaux, fit soupçonner leur cavité? Et cette atmo-sphère nerveuse , comparée si hardiment à l’atmo-sphère électrique, et que l’un place comme une en-veloppe autour de tous les nerfs, que l’autre imaginepour les remplacer dans les parties qui en sont dé-pourvues, quelles opérations pourront en analyser lasubstance? Certes, nous rendons hommage aux tra-vaux des grands hommes qui ont sondé ce secret dela nature ; mais nous en appelons à leur bonne foi,que savent-ils de positif sur ce dernier phénomène?Jusque-là tout est bien , ils expliquent tout : arrivéeà l’innervation, leur science s’arrête , ils supposent.Et pourtant ce n’est point encore la sensation, c’estun mouvement qui la prépare. Que penser de ceuxqui s’imaginent dès-lors savoir comment nous sentons ?
C’est après ces diverses opérations de la natureque la sensation a lieu; fait à part, comme on voit,et qu’il ne faut pas confondre avec les précédens.Encore, diverses conditions sont nécessaires pour