PREMIÈRE PARTIE.
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c’est, en supposant même qu’il n’y ait aucune con-tradiction à cette hypothèse, ne rien conclure, nerien enseigner de ce qu’on veut savoir , puisquecette moelle allongée est aussi une partie fort com-pliquée , dont le point central et générateur se dé-robe à l’analyse. On suppose donc ce centre sans lemontrer, et l’on se fonde sur une foule d’expériencesincontestables, qui prouvent que si le principe dela vie de relations et de l’activité intérieure et exté-rieure est quelque part dans le corps , c’est danscette partie de la tête qu’il faut le chercher.
Les organes ainsi disposés, les qualités des corpsqu’il nous est donné de connaître vont parvenirà notre intelligence, et le mystère de la sensations’accomplira.
La lumière va toucher notre œil, et les couleursdes objets vont se réfléchir sur la rétine. Les vibra-tions de l’air vont ébranler notre tympan, si l’oreilleest renfermée dans un des cercles que le choc descorps a produits dans l’atmosphère. Des moléculessapides, détachées du fruit soumis à l’action du pa-lais , vont s’attacher à la langue , imprégnée de leursubstance. D’autres, émanées des fleurs , vont par-courir de grandes distances , et s’introduire dans lesnarines pour adhérer à la membrane muqueuse dontelles sont tapissées Enfin l’enveloppe extérieure vaêtre en émoi sous la pression des corps mis en con-tact avec elle.
Alors commence l’innervation, c’est-à-dire le mou-vement des nerfs, dont les appareils viennent aboutir