PHILOSOPHIE.
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des cinq sens, division fausse du reste, car tout s’ex-plique par le toucher. Mais un bien plus grand in-convénient de cette prétendue analogie, c’est qu’ona fort souvent confondu les sens avec les organes dessens. Pour éviter cette erreur , qui peut mener loin,faisons une rapide analvse des moyens qui préparentla sensation , et distinguons la d’avec ces moyens.
2. Les divers systèmes dont se compose l’organi-sation humaine ne sont pas tous également destinésà l’exercice de la sensibilité. Les organes qui la ser-vent, connus sous le nom de système nerveux, con-sistent en un nombre infini de petits canaux qui,partant en fibrilles presque imperceptibles d’uncentre commun , se divisent , se réunissent , secroisent, s’échappent en tous sens par des milliersde combinaisons, et s’épanouissent à leurs extrémi-tés pour former de merveilleux tissus. Nous ren-voyons aux ouvrages savans de nos modernes phy-siologistes , et en particulier aux observations deMM. Richerand, Gall , Magendie , Adelon , pourl’indication de ces divers appareils, dont la descrip-tion la plus habile ne donnerait d’ailleurs qu’une idéebien imparfaite à ceux qui ne les ont pas vus. Quantau sensorium commune , c’est-à-dire au centre uni-que où viennent aboutir toutes les commotions ner-veuses , ces sages avoueront comme nous qu’ils n’ontpu le trouver encore ; et qu’indiquer, comme pointde réunion de tous les nerfs , la partie supérieure dela moelle épinière , appelée moelle allongée , ou lapartie de l’encéphale qui communique avec elle ,