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Nouveau système d'études philosophiques
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PHILOSOPHIE.

statue, et non plus la merveilleuse créature que lasuprême intelligence appelle à lhonneur de contem-pler et de comprendre lunivers.

Un sentiment commença la vie, un sentiment doitla finir. Quand les organes seront morts et les sensa-tions éteintes ; quand la raison sévanouira dans lesderniers rêves, que restera-t-il de tant de magnifi-ques pensées ? une crainte... une espérance.

Lhomme est donc tout entier : cest le fondssur lequel il travaille , cest son essence, sa nature ,cest Dieu en lui. Partout je verrai un sentiment,jadorerai le Créateur. Nous pouvons, jusquà un cer-tain point, en combinant les propriétés de la ma-tière, produire des sensations nouvelles , perdre dessensations autrefois connues. sont les sentimensque lhomme a faits, ceux quil a supprimés? Res-suscitez Achille, Hector, Enée : promenez-les dansvos brillantes cités; quils sasseoient à vos tablessomptueuses : éblouissez-les du prestige de vos arts ;que la guerre et la paix les enveloppent de leurs mer-veilles : quelle existence différente ! tout en eux serachangé, tout, excepté eux-mêmes, cest-à-dire, cequi est en eux comme en vous , ce qui est de touttemps, de tout pays, ce qui ne varie jamais, ce quifait que lIliade est un poème immortel : bonté, bra-voure, amitié , tendresse filiale, patriotisme, lhommeen un mot, lhomme tel que Dieu la fait, tel quilsera toujours.

Quon ne prétende donc plus expliquer la naturehumaine avec des sensations.