PREMIÈRE PARTIE. 7
De là ce pouvoir d’un mot qui ébranle des masses.
De là la simplicité du sublime *.
Tous les sentimens peuvent se ramener à deux :encore l’un n’est-il à px-oprement parler que la néga-tion de l’autre : amour; aversion.
Hinc cupiunt, metuuntque; dolent,, gaudentque....
L’espérance, la crainte, l’admiration, l’horreur,l’amour de soi, dans ses petitesses , comme dans sesélans vers le bonheur, l’amour des autres, soit qu’ilembrasse le genre humain, soit qu’il se concentre surun seul être, forment dans leurs développemens lesinnombrables combinaisons dont le sentiment secompose.
Nous en avons dit assez pour déterminer le sens quenous donnons à ce mot.
2. Le sentiment est la première manière d’être, ouplutôt, c’est l’être lui-même : par une abstractionhardie, séparez cet être du monde matériel, alorsvous anéantissez la sensation; mais quelque chosereste : mettez ce quelque chose dans le vide, suspen-dez , si vous l’osez , la marche du temps, retenez la,réflexion toujours active ; l’être existe, l’être sent sonexistence, l’être est bien ou mal, il aime ou hait cequ’il sent : vous ne pourrez jamais, dans vos témé-raires conceptions, supposer le contraire sans chan-ger sa nature : alors ce serait le bloc inerte, la froide
* Il n’y a pas un Rhéteur qui ne perde ses paroles envoulant expliquer le qilil mourût-, le Mvîjaai 7r«Tpoç aüo.