ET ANTIQUES EXER.se faisoyent porter, par trop croire les Médecins, tousvifs en leurs sepultures. Pour les bons Capitaines & pointEmpereurs Rommains, nés au labeur, furent ordon- donnéspour lesnés les bains, & non pour les delices, dont usa debens Em-puis le peuple de Romme. Car ils furent à la fin si com-fereurs.muns, que les Princes se lauoyent auecques le peuple& fut le premier Hadrian : lequel, en se lavant un jour Hadrian.aux bains, & regardant un vieux soldat (quil avoyt au-trefois congnu en la gendarmerie) qui se frottoit le doscontre les murailles, apres avoir entendu de luy quec'estoyt par necessité, luy donna serviteurs & argentpar grande liberalité. Une autrefois pluſieurs gens-d'ar-mes vindrent aux bains, pour ainsi provoquer la libe-ralité du Prince : & alors Hadrian leur commanda quechascun frotast son compaignon, par grand'risee.Nous avons aſſes demeuré ſur les Bains, Thermes,& Lavacres. Nous escrirons presentement des Gy-Gymnasesde la palemnases, & de la Palestre : que les Grecs firent pourexerciter les jeunes gens, les uns à luiter, à jover de l'es-la jeunesse.pée, à la picque, & les autres à $auter, à tirer de l'arc, àlancer le dard à picquer chevaux, à voltiger, à courirau stade, & à toutes autres militaires exercitations.Et pour inciter les jeunes enfans à la vertu, ils faisoyentdreçer statues aux Gymnases, pour la memoire deceux qui estoyent parvenus à la sommité de ces exer-citations & disciplines: lesquelles statues reposoyentsur bases insculpées & gravies des inscriptions & excel-lence de leurs exercices. En ces Palestres devoyent estremis les jeunes enfans (comme dit Aristote, au huitiéGriffoteme des Polytiques) pour les rendre plus forts & plus ro-au 8. úesbustes. Encores Plato ne reprouvoyt point que les vier- Polytiques.Plato.
Druckschrift
La religion des anciens Romains : tirée des plus pures sources de l'antiquité
Entstehung
Seite
14r
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten