Cicero.Theimesd'Antonis& de Di-cletian.Les Anciens selavoyenQuasiteurles jours.SencquiL'internemaisonScipio l'AfricainPüne.
DES BAINSquer les lettres de l'office, qu'il luy avoyt donné. En celale sage Empereur suyuoyt la mousche à miel: qui nepeut endurer la ſenteur, ains picque aigrement ceux,qu'elle sent perfumés. Suyvant aussi l'opinion de Ciceroqui dit que les odeurs, qui ſentent la terre, ſont plus gra-tieuses que celles, qui tiennent de l'odeur du saffran. Parla lecture de ce, que nous avons dit ci-dessus, l'on con-gnoi$tra les grandes de$penses, que firent les Rommains,a bien edifier leurs bains : ou ils ne garderent ny moyenny mesure. Ce qui se voyt par les ruines des thermesd'Antonin, & de Diocletian, à Romme : ou se treuventcoulomnes de marbre de couleur differentes, & lieuxinfinis appropriés à plusieurs usages: qui estoyent entretenus curieusement par les Anciens : qui se lavoyentqua$i tous les jours, en provoquant la ſueur, pour en-tretenier leur bonne $anté. Ce que mon$tre Seneque enses Epistres à Lucille, quand il dit que Scipio l'Afri-cain, qui s'estoyt retire voulontairement à Linterne,en une sienne maison, qui estoyt construite de pierrequarrée : avoyt en ſa vile un bain eſtroict & obſcur, le-quel ne luy eust point semblé chaud, sans qu'il eust estobscur : & en ce petit bain l'horreur de Carthage Scipiolavoyt son cors lasse, apres qu'il avoyt travaillé tout lejour en ses œvures champestres & rustiques. Depuis, lesRommains tournérent les bains en delices, & firent lesthermes pour aider à la digeſtion crue de l'eſtomac. Qa fait dire à Pline, chastiant une si mauvaise façon defaire, que pour ceste cause en son temps avoyent ordon-né les bains chauds les Médecins : qui avoyent persuadéaux Rommains que la concoction & digestion de laviande se faisoyt par ce moyen dedans l'estomac : com-bien qu'au saillir des bains ils se trouvassent si mal, qu'ilsse fai