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La religion des anciens Romains : tirée des plus pures sources de l'antiquité
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WenophonLycurqus.CicereProperce.li zalego

DES BAINSges s'exercitaſſent toutes nues à jetter le Diſque, à cou-rir, à luiter : & fit son opinion que non seulement lesjeunes filles, mais encores les femmes d'aage, luiteroyentavecques les hommes, pour entreprendre, avec la pa-tience de ces labeurs, choses ardues & difficiles. Ce queXenophon a monstré en la politie des Lacedemoniens:qui dit que Lycurgus pensa que les esclaves suffiroyentpour faire les robes, & accouſtremēs, & que les femmeslibres (qui vaqueroyent à faire des enfans) exerciteroyent leurs corps comme les hommes. Depuis il ordon-na que le combat de force & de courir seroyt entre lesfemmes, comme il estoyt entre les hommes : cuidantque de tous deux les enfans se feroyent plus robustes &plus forts, suyvant l'opinion des Grecs. Cicero ne re-prouve point toutes ces choſes, quand il eſcrit que ceux,qui donnerent la façon de viure aux Republiques deGréce, voulurent fortifier le corps des jeunes hommes,avecques le labeur. Ce que les Spartiate avoyent tra-duit aux femmes : lesquelles aux autres viles vivoyentserr'es dedans les murailles delicieusement. ParquoyProperce, perdu d'impatience d'amour, se plaignantque les filles Rommaines n'estoyent point veves publi-quement, loue la Paleſtre Spartiane, avecques une vehemence d'amour & fureur de jeunesse, tout ainsiMulta tuæ, Sparte, miramr jura palæſtræ,Sed mage virginei tot bonagy mnaſijQuòd non infames exercet corpore laudesInter luctantes nuda puella virosCùm pila veloceis fallit per brachia jactus,Increpat & verſi clavis adunca trochi,Puluerluentaque ad extremas ſtat fœmina metas,Et patitur duro vulnere Pancratio,Nunc