Des Remedes. 539
Pour faire le fparadrap , ( cleft une toileimbibée d’onguent ) il faut le refondre avecun peu d’huile , & tremper des linges, toutcomme on fait la toile cirée du N°. précédent.
No. 67
Cueillez en automne , pendant le beau tems,de l’agaric de chêne C c’eft une efpece de cham-pignon qui croit fur ces arbres ).
Il y a quatre parties qui fe préfentent fuc-ceffivement ; r , la peau qu’on peut jetter ;2 , la partie qui fuit la peau , qui eft la meilleure.On la bat avec un marteau jufqu’à ce qu’elledevienne douce & molle ; c’eft là toute fa pré-paration , & l’on en applique un morceauconvenable fur les vaiffeaux' ouverts. Il les ref-ferre, empêche l’hémorrhagie, & tombe ordi-nairement au bout de deux jours. 3. La troi-fieme qui peut fufire pour arrêter le fang dansles petits vaiffeaux ; & 4, la quatrième qu’onpeut employer & réduire en poudre (bbb).No, 68 .
Quatre onces de mie de pain, une poignéede fleurs de fureau , autant de celles de carno-
pot île terre ; retirez du feu, & remuez jufqu’àce qu’il foit refroidi.
( bbb ) Ce remede, connu il y a long-tems de quel-ques perfonnes, n’eft commun que depuis l’an 1750.11 a eu par-tout les mêmes fuccès , Sc j’en ai vu leseffets les plus heureux. Il épargne les tourmensqu’occafionnent les autres moyens d’arrêter le fang;& c’eft une des henreufes découvertes qu’on ait pufaire en Chirurgie. L’on voit que chaque payfanpeut s’en procurer avec plus ik facilité que le plushabile Chirurgien. M. Brossard, Chirurgienfranqois, qui l’a fait connoure, préféré celui quicroit fur les parties des chênes oj} l'on a coupé,desgroffes branches.