Des Charlatans. . gïfêtre même qu’il conviendrait de leurinfliger des peines corporelles , commeelles ont été ordonnées en diffcreiislieux par des Edits Souverains on de-vroit au moins les couvrir d’infamie,en fuivant une pratique -ufitée dans unegrande ville de France. » Quand il fe» trouvoit des Charlatans à Montpellier,* on étoit en poffeffion de les mettre® fur un âne maigre & fâcheux, la tête-s tournée vers la queue ; on les prome-» noit en cet état , par toute la ville au» bruit des huées des enfans & de la po-» pulace , les frappant, leur jettant desb ordures, les tiraillant de tous côtés,» & les maudiffanta (V).
§. 621. Un troifiéme moyen , ce fe-roit des inftruûions paftorales fur cetobjet. La conduite du peuple à cet égardeft un vrai fuicide, & il feroit impor-tant de l’en convaincre. Mais l’inefficacedes exhortations réfléchies les plus fortesfur tant d’autres articles ne fait-ellepoint craindre le même fort pour celle-
C a ) Une ordonnance publiée en 1766 défendtout exercice de médecine dans ce pays à cesêtre malfaifans , & prouve l'intention-, bienfai-sante du Prince ; mais comme on ne tient pointla main à l’exécution , elle devient inutile aupeuple.