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Tome Second (1777)
Entstehung
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309
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Des Charlatans. 309roit aifé de le défabufer : mais ceux quile conduifent doivent raifonner pour lui.J’ai déjà prouvé le ridicule de fa confian-ce aux charlatans proprement ainfi dits :celle qu’il a pour les Maîges eft encoreplus infenfée.

L’art le plus vil s’apprend -, l’on n’eftfavetier, l’on ne raccommode de vieuxmorceaux de cuir, que quand on a faitun apprentiifage ; & l’on n’en fera pointpour l’art le plus néceflaire, le plus utile,le plus beau ! L’on ne confie une mon-tre , pour la raccomoder , qu’à celui quia pafle bien des années à étudier com-ment elle eft faite, & quelles font lescaufes qui la font bien aller , & qui ladérangent, & l’on confiera le foin d«raccommoder la plus compofée, la plusdélicate, & la plus précieufe des machi-nes , à des gens qui n’ont pas la pluspetite notion de fa ftrufture , des caufesde fes mouvemens , & des inftrumensqui peuvent la rétablir.

Qu’un foldat, chafle de fon régiment àcaufedefes coquineries ou qui a défertépar libertinage ; qu’un banqueroutier ,qu’un eccléfiaftique flétri, qu’un barbierivrogne, qu’une foule d’autres perfon-nages auffi vils , viennent afficher qu’ilsremontent les bijoux dans la perfection,s’ils ne font pas connus , fi l’on ne voit