De la Rougeole. 28fdegré j plutleurs malades ne toulfentpoint du tout , les autres très-peu ; &l’on ne voit point de ces maladies de lan-gueur qui fuccedent fi fouvent à la rou-geole naturelle. Quoiqu’il y ait autantd’éternuement, & que l’écoulement desyeux foit quelquefois auiîi confidérable,pendant la force de la maladie , ils fontentièrement guéris dès que la rougeoleeft feche.
Les plaies ne fuppurent pas auiîi long-tems que dans la petite vérole inoculée.
§. t 87 - L’on voit, par tout ce quiaété dit, que dans les pays où la rou-geole eft auiîi facheufe qu’en Ecolï’e ,c’eft un devoir de la faire inoculer. Dansceux où elle eft plus bénigne, l’intro-duètion de cette pratique eft moins nécef-faire , mais elle feroit auiîi très-utilepuifqu’elle épargne aux enfans unetoux très-fâcheufe , & toutes les fuitesauxquelles ils font expofés dans tousles pays.
§. 588. Comme le grand danger de larougeole vient de l’inflammation despoulmons , que cette inflammation dé-pend du venin dépofé fur cet organe, &qu’on prévient ce dépôt en appliquantce venin fur une partie extérieure , onfent que l’inoculation tire ici fon plusgrand avantage d’elle-mème fans avoir