De l’Inoculation, 2 S 9fîra au Prince de favoir que de 690 defes fujets, il en mourra au moins 106par la petite vérole, & que 11 on lesinoculoit , il n’en mourroit que deuxfur ce même nombre, pour le détermi-ner à encourager l’inoculation. Cetteépargne de 104 hommes ne lui paroi-tra Purement point à négliger s’il méri-te véritablement le titre de Pere de fespeuples.
Quand on admettroit même la pro-portion la plus défavorable à l’inocula-tion, trouvée en Ecoffe, celle d’un mortfur 164 inoculés j quand on diminueroitun peu la mortalité de la petite vérolenaturelle , que la bonne méthode de laconduire , devenue plus générale , a eneffet un peu diminuée , & qu’011 la ré-duirait à 1 fur 10 , au lieu de 1 fur 7 ,l’épargne ferait toujours de if fur 164,& de 64 fur 690.
Il ne faut point oublier , en pefant lesavantages de l’inoculation que la dan-ger de mort n’elt pas le feul , commeje l’ai déjà dit, qui accompagne la pe-tite vérole ? elle laiffe quelquefois desfuite plus fâcheufes que la mort mê-me ; & les avantages de l’inoculation ,à cet égard, fuivent une proportion plusconfidérable encore que celle que jeviens d’établir par rapporta à la mortalité-