2?6 De l’ Inoculation.
taquoit ; & perforine n’ignore que plu-fieurs de ceux qui échapent reftent dé-figurés, eftropiés , ou languiffans le reliede leur vie.
§. 5 66. Les ennemis de l’inoculation( car l’inoculation a des ennemis ) ontvoulu infirmer la vérité de ces propo-litions. Ce n’ell point ici le lieu de fairevoir tous les fophifmes de leurs argu-ment m , mais j’en appelle hardiment autémoignage de la voix publique , & aufentiment intime de chaque individu quin’aura point encore été prévenu dur cet-te matière, & dont on n’aura point imbul’efprit de faux préjugés , ou allarméla confidence par des fcrupules chimé-riques. Quiconque n’a pas eu la petitevérole la craint , parce qu’il fait quechacun doit l’avoir , & qu’elle eft dan-gereufe ; quiconque l’a eue ne la redouteplus , parce qu’il fait qu’on ne l’a pasdeux fois.
§. j6j. Si la petite vérole étoit tou-jours bénigne , il auroit été inutile del’inoculer,- fi elle étoit toujours mali-gne on n’auroit pas ofé le faire ; maison a vu qu’elle étoit quelquefois très-douce , d’autrefois très-cruelle ; on a ob-fervé les circonftances dont paroiifoit dé-pendre cette différence ; & on en a concluqu’en la donnant dans les circonftances