228 Dis P 0 I S O N Sfquantité prodigieufe de liquide qui peutJTauver. Si l’on foupqonne d’abord la caufedu mal, après avoir avalé promptementbeaucoup d’eau tiede, on peut exciter le-vomiflement avec de l’huile ou du beurrefondu , & le chatouillement de la gorgeavec une plume : quand le poifon a déjàenflammé l’eftomac & les inteftins , il nefaut pas efpérer qu’il reflorte par les vo-milfemens. Tout ce qui eft émolliant,les décoctions de farine d’orge, de grus ,d’althéa, le beurre , l’huile conviennentaufli.
Dès que les douleurs fe répandent dansle ventre, & que les boyaux paroilfcntattaqués, il faut multiplier les lavemensde lait.
Si au commencement du mal le ma-lade a le pouls fort , une faignée abon-dante eft très-utile , parce qu’elle ralen-tit le progrès de l’inflammation.
Lors même que l’on a échappé à lapremière fureur du mal, on refte ordi-nairement dans un état de langueur pen-dant longtems , quelquefois même lerefte de fa vie ; le plus fûr moyen de pré-venir ce malheur, c’eft de vivre , pen-dant quelques mois, uniquement de lait,& de quelques œufs frais fortant du ven-tre de la poule, délayés dans le lait fansles cuirç,