Des Échardes. ig<jlièvre , qui eft effectivement très-propreà afl'ouplir la peau , à en diminuer la ré-liftance , & à lailfer relfortir le corps.Mais il n’y a que le préjugé le plus grof-fier qui puifle croire que cette grailfeattire le corps par une vertu fympathi-que ; & il n’y a de fympathie bien dé-montrée , dans la nature , qu’entre lestêtes mal-faites , & les opinions extra-vagantes.
Il eft important de tenir la partie mala-de dans une très-grande tranquillité.
Si l’on n’a pas pu prévenir la fuppura-tion , il faut ouvrir l’abcès dès qu^jl eftpofîible ; j’ai vu des maux très-fâcheux ,pour avoir attendu trop tard.
§. 55?i Quelquefois l’écharde, aprèsavoir traverfé très-douloureufement lapeau, pénétré d’abord dans la graifle ; ladouleur celfe, le malade croit n’avoirété que piqué, & ne foupqonne pas qu’ellefoit reftée ; mais au bout de quelquesjours, & même de quelques femaines,il furvient de nouvelles douleurs , uneinflammation , un abcès, qu’il faut traiterpar les émolliens & l’ouverture.
On a vu perdre la main pour avoird’abord négligé , enfuite mal foigné un;pointe d’épine entrée dans un doigc.