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Tome Second (1777)
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185
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Des Échardes. ig<jlièvre , qui eft effectivement très-propreà afl'ouplir la peau , à en diminuer la-liftance , & à lailfer relfortir le corps.Mais il ny a que le préjugé le plus grof-fier qui puifle croire que cette grailfeattire le corps par une vertu fympathi-que ; & il ny a de fympathie bien dé-montrée , dans la nature , quentre lestêtes mal-faites , & les opinions extra-vagantes.

Il eft important de tenir la partie mala-de dans une très-grande tranquillité.

Si lon na pas pu prévenir la fuppura-tion , il faut ouvrir labcès dès qu^jl eftpofîible ; jai vu des maux très-fâcheux ,pour avoir attendu trop tard.

§. 55?i Quelquefois lécharde, aprèsavoir traverfé très-douloureufement lapeau, pénétré dabord dans la graifle ; ladouleur celfe, le malade croit navoirété que piqué, & ne foupqonne pas quellefoit reftée ; mais au bout de quelquesjours, & même de quelques femaines,il furvient de nouvelles douleurs , uneinflammation , un abcès, quil faut traiterpar les émolliens & louverture.

On a vu perdre la main pour avoirdabord négligé , enfuite mal foigné un;pointe dépine entrée dans un doigc.