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Tome Second (1777)
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138
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138 Des Plaies.

Ion , fans aucun remede quelconque, &fur-tout fans onguens.

§. 440. Autant la faignée employéemodérément eft utile , autant fon excèseft nuifible. Les grandes blelfures fontordinairement accompagnées d’une hé-morragie confidérable , qui épuife déjàle malade, & fouvent la fievre eft unefuite de cette hémorragie. Si , dansces circonftances, l’on ordonne encoredes faignées , l’on détruit totalement lesforces, les humeurs croupiifent, fe cor-rompent , la gangrène fur vient, & le ma-lade meurt miférablement au bout dedeux ou trois jours par une fuite des fai-gnées , & non pas de la blelfure. Le chi-rurgien fe glorifie de dix , douze , quin-ze faignées , & aifure que la blelfure étoitnéceffairernent mortelle, puifque tant defang répandu n’a pas pu fauver le ma-lade , pendant que c’eft réellement cetteprofufion qui l’a tué.

Les plaifirs de l’amour font mortelsaux blelfés.

§. 441. Les baumes & les plantes vul-néraires , fi vantés, font très-nuifibles,pris intérieurement, parce que leur ulà-ge donne la fievre 3 & qu’il faut l’abattre.