ARRÊTÉS A LA G 0 R SE. lOfde l’endroit où il s’arrête, & de la fa-çon dont il s’arrête; & fouvent les ali-mens tuent, pendant que les corps lesmoins faits pour être avalés n’occafion-nent pas de grands maux.
Un enfant de lix jours avala une dra-gée fucrée qui s’arrêta: il mourut d’a-bord.
Un homme fentoit qu’un morceau demouton s’étoit arrêté; pour n’effrayerperfonne, il fortit de table; un momentaprès on veutfavoir où il eft, on le trou-ve mort. Un fécond périt par un mor-ceau de gâteau ; un troifieme par un mor-ceau de peau de jambon ; un quatrièmepar un œuf, qu’il avaloit par défi.
Une châtaigne qu’un enfant avaloitentière le tua. Un autre enfant périt,promtement étouffé, (carc’efl: toujoursd’étouffement qu’on périt fi vite), parune poire qu’il avoit jettée en l’air, &reçne dans fa bouche. Une poire a auf-G tué une femme. Un morceau de ten-don (ce qu’on appelle ordinairementnerf) refta arrêté huit jours fans que lemalade pût rien avaler; au bout de cetems, il tomba dans l’eftomac, dégagépar la pourriture; mais le malade mou-rut bientôt après, tué par l’inflammation,la gangrené & la foibleffe. L’on a malheu-reufèment une foule d’exemples fembla-
E S