DES E N F A N S. 8?ont quelques feniaines ; car les premiersjours de leur vie paroilîent confacrés ,par la nature, à un repos prefque to-tal, & à un fommeil qui, chez l’en-fant bien portant, n’eft interrompu quepar le bcl’oin de prendre des alimens ;& le trop de mouvement pourroit avoirdans cet âge lî tendre des fuites funettes. Mais dès que les organes ont prisun peu de confiftance, plus on leur endonne, moyennant qu’on ne prenne rienfur le tems de leur fommeil qui doitencore être long, plus on leur fait debien, & en allant par degrés, on les ac-coutume très-vite , & fans danger, àdes exercices aifez forts ; celui qu’ilsprennent dans des chars , ou par lemoyen de quelques autres machines def.tinées à leur ufage , leur eft plus faln-taire que celui qu’ils prennent au bras,parce qu’ils font dans une meilleure at-titude , & en été on les échauffe moins,ce qui eft important ; la chaleur & lafueur étant des caufes de nouûre. Maisle meilleur de tous c’eft celui qu’ils pren-nent eux mêmes quand on leur donneune entière liberté de s’ébattre, de letraîner, de marcher à quatre , de cou-rir, à mefure qu’ils en ont la force.
4°. Pour leur faire prendre le plus demouvement qu’il eft polîible , l’on fent
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