DES £ N F A N S- 6lla poudre N*. 6 l . & on leur fait boireUn thé de méliffe & de tilleul.
§. 381. L’on eft en ufage de donneraux enfans beaucoup d’huile d’amandesdouces , dès qu’ils ont quelques tran-chées ; mais c’eft une habitude perni-cieufe & dont les conséquences font trér-dangereufes. Il eft vrai que l’huile appai-fe quelquefois d’abord les douleurs en en-veloppant les acides, & en émoulfant lafenfibilité des nerfs ; mais c’eft un re-mede palliatif, qui , loin d’enlever lacaufe, l’augmente, puifqu’i! s’aigrit lui-même j auffi le mal revient bientôt, &plus on donne d’huile , plus l’enfant de -vient fujet aux tranchées. J’en ai guér-,fans autre remede, que la privation del’huile, qui leur afFoibliifoit l’eftomac;par là même le lait fe digéroit moinsbien , moins vite, &s’aigriiIoitplus aifé-ment; & l’uffoibliiTement que l’eltomacreçoit à cette époque a quelquefois desinfluences fur le tempérament de l’en-fant pouflereftede fes jours.
Il importe aux enfans d’avoir le ven-tre libre , & il eft certain que très-fou-vent l’huile les relfcrre , en diminuantles forces des inteftins ; il n’v a perfbn-ine qui ne puiife remarquèrent n onvé-nient, & qui ne continue eependa t àl’ordonner dans un but contraire. Mais
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