pour les Femmes. 43
quefois même plutôt, rarement plus tard,& l’époque de cette ceflation eft ordinai-rement fâcheufe pour les femmes.
§. 360. L’on prévient les maux décrits§. 352, en évitant les caufes qui les pro-duiront, & 1®. en faifant prendre beau-coup de mouvemens aux jeunes filles,fnr-tout dès que l’on remarque la pluslégère atteinte du mal.
2°. En ayant l’œil fur elles, pourqu’elles ne mangent point de chofes con-traires, puifqu’il y a peu de corps dansla nature, même parmi les moins propresàfervir d’alimens 8 c les plus dégoûtans,qui n’aient été l’objet de leurs bizarresfantaifies. Les alimens gras, pâteux, fa-rineux , aigres, aqueux, leur font nuifi-bles. Les thés d’herbes qu’on leur fait fou-vent boire pour les guérir fuffiroientpour les jetter dans cette maladie, enaugmentant le relâchement des fibres,qui en eft la première caufe. Si l’on veutboire fur quelques herbes, qu’on boivefroid. La meilleure boilfon pour elles,c’eft l’eau de forges.
3°. Il faut éviter les remedes chauds,âcres, & deftinés uniquement à forcerles réglés qui font fouvent des maux af-freux, & ne font jamais de bien. Ils fontfur-tout d’autant plus pernicieux que lamalade eft plus jeune.