Avis
penchant à croupir dans les vifeeres,& à former des engorgemens.
§. 352. L’on préviendroit les mauxauxquels cette conliitution peut condui-re en aidant la foiblefle des mouvemensnaturels, par l’augmentation de mou-vement que fournit l’exercice; mais cefècours, qui feroit en quelque façonplus néccflàire aux femmes qu’aux hom-mes , leur eft enlevé par l’éducation qu’onleur donne; on les applique aux ouvra-ges du ménage, qui exercent beaucoupmoins que ceux auxquels la vocation deshommes les appelle; elles fe donnent peude mouvement, la difpofition naturel-le de foibleife s’accroît; & elle devientalors maladive, le fang circule mal, ilperd fes qualités, les humeurs croupif*fent par-tout, aucune fomftion ne fe faitbien.
Elles commencent à tomber dans unétat de langueur, quelquefois très-jeu-nes, & plufieurs années avant qu’il foitqueftion des réglés ; cette langueur lesrend parelfeufes; le mouvement les fa-tigue un peu, elles n’en prennent point;il feroit le remede de ce mal commen-çant, mais le remede leur paroilfantpénible, elles le rejettent, & le mal aug-mente.
L’appétit fe dérange comme les autres