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Tome Deuxieme (1786)
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482
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482 E ! É M E N S

faut concevoir> i°. que les métaux ne fontpas les corps les plus combuflibles de la na-ture , ou , ce qui elt la même chofe, que lesmétaux nont pas avec la bafe de lair vital laplus grande affinité poffible; 2 °. que les ma-tières combuflibles animales ou végétales ontplus daffinité avec cette bafe oxigyne que nenont les fubflances métalliques ; 3 0 . quen con-féquence , lorfquon réduit une chaux métalli-que à laide du charbon , ce dernier étantplus combuflible que le métal , ou ayant plusdaffinité que lui avec loxigyne, sen empare& décompofe la chaux métallique, qui pâlieà létat de métal. Auffi ces fortes dopérationsne réuffilTent-elles bien que dans des vaiffeauxfermés, parce que la matière combuflible nayantpas de contaét avec lair, eft obligée de brû-ler à laide de celui de la chaux. Ceft pourcela que la portion de cette fubftance inflam-mable qui sempare de loxigyne uni à la chauxmétallique , fe trouve changée en acide craieux& en cendre après la réduction.

En faifant lhifloire de la calcination métalli-* que , daprès la théorie des modernes, nous de-vons dire un mot de la doélrine de Stahl, quia été adoptée prefque univerfellement par tousles chimifles, jufquaux dernières découvertesfur lair & fur la combuflion. Stahl regardoit