to*HîsT. Nat. et ï>b Chimie. 48*le fluide atmofphérique contient de cet air pur,plus il eft propre à calciner promptement unequantité donnée de métal. J’ai bien des Foisobfervé qu’on peut faire une beaucoup plusgrande quantité de chaux métallique de plomb,de bifmuth , &c. en plongeant ces métaux fon-dus dans Une cloche pleine d’air vital, qu’onn’en feroit dans le même tems au milieu del’air atmofphérique. Tous ces faits, & un grandnombre d’autres, que l’on trouvera dans l’hifl-toire particulière de chaque métal, font bienpropres à démontrer qu’une chaux métalliquen’eft autre chofe qu’une combinaifon chimiquedu métal & de la bafe de l’air pur., que la calci-nation n’eft que Fade même de cette combi-naifon , & que l’air de l’atmofphère eft décom-pofé dans cette opération.
La rédudion des métaux à l’aide des ma-tières combuftibles éclaire encore cette théorie,& lui donne de nouvelles forces. On eft fou-vent obligé lorfqu’on veut réduire une chauxmétallique en métal, de la faire chauffer dansdes vaiffeaux fermés avec une matière combuf-tible , comme avec des graiffes, des huiles, ducharbon , &c. Dans tous ces cas on décompofela chaux métallique, en lui enlevant la bafede l’air qui la conftituoit telle. Pour bien en-tendre ce qui fe pafle dans cette opération, il
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