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Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
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480
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Eiïmens

une cloche, remonte dans ce vaiffieau à me-fure que la calcination avance. Ceft à cetteportion de lair abforbé que les chaux métal-liques doivent la pefanteur quelles ont acquifedans la calcination, puifque quand on lextraitdes chaux de mercure, elles perdent en reve-nant à létat métallique cet excès de poids quelon retrouve exaélement dans lair quelles four-niiïent à laide de la diflillation. Il paroît dé-montré , daprès tous ces phénomènes, que lacalcination nefl autre choie que la combinai-fon du métal avec la bafe de lair pur contenudans latmofphère. Cette combinaifon fe faitfouvent par le feul contaél de lair, dans lesmétaux qui fe calcinent ou qui fe rouillent.Si lon a befoin de faire chauffer la plupartdes métaux pour les calciner, celt que la cha-leur , en diminuant la force .daggrégation , aug-mente en même proportion la force daffinitéou de combinaifon, & favorife ainfi celle quelon veut opérer entre lair & le métal. La cha-leur nefl donc dans cette opération quun auxi-liaire comme dans beaucoup de diffblutions.Lair qui a fervi à calciner un métal ne peutplus entretenir la combuflion, parce quil eftprivé de cette portion pure, de cet air vierge,de ce principe vital des anciens, qui feul peutdonner lieu à combuflion & à la vie. Plus

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