Eiïmens
une cloche, remonte dans ce vaiffieau à me-fure que la calcination avance. C’eft à cetteportion de l’air abforbé que les chaux métal-liques doivent la pefanteur qu’elles ont acquifedans la calcination, puifque quand on l’extraitdes chaux de mercure, elles perdent en reve-nant à l’état métallique cet excès de poids quel’on retrouve exaélement dans l’air qu’elles four-niiïent à l’aide de la diflillation. Il paroît dé-montré , d’après tous ces phénomènes, que lacalcination n’efl autre choie que la combinai-fon du métal avec la bafe de l’air pur contenudans l’atmofphère. Cette combinaifon fe faitfouvent par le feul contaél de l’air, dans lesmétaux qui fe calcinent ou qui fe rouillent.Si l’on a befoin de faire chauffer la plupartdes métaux pour les calciner, c’elt que la cha-leur , en diminuant la force .d’aggrégation , aug-mente en même proportion la force d’affinitéou de combinaifon, & favorife ainfi celle quel’on veut opérer entre l’air & le métal. La cha-leur n’efl donc dans cette opération qu’un auxi-liaire comme dans beaucoup de diffblutions.L’air qui a fervi à calciner un métal ne peutplus entretenir la combuflion, parce qu’il eftprivé de cette portion pure, de cet air vierge,de ce principe vital des anciens, qui feul peut“donner lieu à là combuflion & à la vie. Plus
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