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Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
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479
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dHist. Nat. et de Chimie. 47$

moine fe diiïolvoit dans leau comme le faitlarfenic.

Quelques chaux métalliques expofées à lac-tion du feu, fe réduifent en métal, & four-niffent en fe réduifant un fluide aériforme quieft lair le plus pur quon connoiiïè. Ceft àM. Bayen que lon doit les premières connoif-fances fur cet objet. Il a obfervé que les chauxde mercure chauffées dans des vaiflèaux fèr-més donnoient beaucoup dair, & quelles feréduifoient en mercure coulant. M. Prieftleyayant examiné cet air, vit quil étoit beaucoupmeilleur que lair atmofphérique ; & ceft à cettedécouverte que lon doit fixer lépoque de laconnoiflance exacte que nous avons aujourdhuifur la calcination des métaux. Revenons unmoment fur les phénomènes de cette opération.Un métal ne fe calcine jamais que lorfquil aun contaét avec lair ; plus ce contaét eft mul-tiplié , plus le métal fe calcine ; une quantitédonnée dair ne peut fervir à calciner quunequantité donnée de métal, comme la ingénieu-fement démontré M. Lavoifier en calcinant duplomb, à laide dun miroir de réflexion, dansune cloche qui contenoit un volume connudair. Le métal en fe calcinant, abforbe uneportion de lair qui lenvironne, puifque le mer-cure au-deffus duquel on calcine un métal fous