d’Hist. Nat. et de Chimie. 47$
moine fe diiïolvoit dans l’eau comme le faitl’arfenic.
Quelques chaux métalliques expofées à l’ac-tion du feu, fe réduifent en métal, & four-niffent en fe réduifant un fluide aériforme quieft l’air le plus pur qu’on connoiiïè. C’eft àM. Bayen que l’on doit les premières connoif-fances fur cet objet. Il a obfervé que les chauxde mercure chauffées dans des vaiflèaux fèr-més donnoient beaucoup d’air, & qu’elles feréduifoient en mercure coulant. M. Prieftleyayant examiné cet air, vit qu’il étoit beaucoupmeilleur que l’air atmofphérique ; & c’eft à cettedécouverte que l’on doit fixer l’époque de laconnoiflance exacte que nous avons aujourd’huifur la calcination des métaux. Revenons unmoment fur les phénomènes de cette opération.Un métal ne fe calcine jamais que lorfqu’il aun contaét avec l’air ; plus ce contaét eft mul-tiplié , plus le métal fe calcine ; une quantitédonnée d’air ne peut fervir à calciner qu’unequantité donnée de métal, comme l’a ingénieu-fement démontré M. Lavoifier en calcinant duplomb, à l’aide d’un miroir de réflexion, dansune cloche qui contenoit un volume connud’air. Le métal en fe calcinant, abforbe uneportion de l’air qui l’environne, puifque le mer-cure au-deffus duquel on calcine un métal fous