d’Hist. Nat. et de Chimie. 279que cet acide n’efl pas la caufe de l’inflamma-tion fpontanée du pyrophore ; il a prouvé parune expérience bien Ample qu’en effet cettefubftance combuftible n’en contient pas un ato-me de libre, puifqu’en verfant de l’eau fur lepyrophore, il ne fe produit point de chaleur.Il paroît d’après le dénombrement des différenspyrophores qu’il a obtenus, que toutes les fubf-tances qui laiffent après leur décompofition unréfidu charbonneux, divifé par une terre ouune chaux métallique, font fufceptibles de s’en-flammer à l’air. Mais on ne peut difconvenirque la partie de fon travail que M. Prouft afait connoître , n’indique point encore la caufede l’inflammation du pyrophore de Homberg,qui, fuivant lui, diffère de ceux qu’il a obfer-vés ; & en effet, fon mémoire n’apprend rienfur la compofition de la fubftance qui nous oc-cupe.
M. Bewly, chirurgien anglois, dans une let-tre écrite à M. Prieftley, attribue l’inflamma-tion du pyrophore à ce qu’il contient une fubf-tance capable d’attirer l’acide nitreux de Fatmof-phère. Il eft fondé dans cette opinion , parcequ’il a découvert que l’èfprit de nitre enflammefur-le-champ un pyrophore qui n’a pas été af~fez calciné, ou-qui s’eft chargé d’humidité. Maisil n’eft pas démontré d’une part, que l’acide:
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