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Tome Deuxieme (1786)
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278
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concafle ; on le met dans un matras ou dansune fiole lutée avec de la terre, on place cevaifleau dans un creufet avec du fable ; on lechauffe jufquà ce quil forte du col de la fioleune flamme bleuâtre; & lorfquelle a brûlé pen-dant quelques minutes, on retire le creufet dufeu ; on le laide refroidir, & on verfe le py-rophore quil contient dans un flaccon bien fec& qui bouche exaâement. Si lon expofe cepyrophore à lair, il senflamme dautant plusvite que latmofphère efl plus humide. On ac-célère fa combuftion en dirigeant à fa furfaceune vapeur humide , comme celle de lhaleine.Il ne faut pas chauffer trop long-tems le pyro-phore , fans cela il ne prend plus feu à lair. Ilfe charge peu-à-peu dhumidité , lorfquil eftdans un vaifleau mal bouché ; il perd fa com-buftibilité, mais on peut la lui rendre erî lecalcinant de nouveau avec les précautions in-diquées.

Telles étoient les connoiiïances qu« lon avoitfur le pyrophore avant M. Prouft, qui a donnédutiles recherches fur cette matière dans leJournal de Médecine , juillet 1778. Ce chi-mifle ayant eu occafion de trouver dans fes ex-périences un grand nombre de réfidus pyro-phoriques,dans lefquels on ne pouvoît pas fbup-çonner lexiftence de lacide vitriolique, a cru