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concafle ; on le met dans un matras ou dansune fiole lutée avec de la terre, on place cevaifleau dans un creufet avec du fable ; on lechauffe jufqu’à ce qu’il forte du col de la fioleune flamme bleuâtre; & lorfqu’elle a brûlé pen-dant quelques minutes, on retire le creufet dufeu ; on le laide refroidir, & on verfe le py-rophore qu’il contient dans un flaccon bien fec& qui bouche exaâement. Si l’on expofe cepyrophore à l’air, il s’enflamme d’autant plusvite que l’atmofphère efl plus humide. On ac-célère fa combuftion en dirigeant à fa furfaceune vapeur humide , comme celle de l’haleine.Il ne faut pas chauffer trop long-tems le pyro-phore , fans cela il ne prend plus feu à l’air. Ilfe charge peu-à-peu d’humidité , lorfqu’il eftdans un vaifleau mal bouché ; il perd fa com-buftibilité, mais on peut la lui rendre erî lecalcinant de nouveau avec les précautions in-diquées.
Telles étoient les connoiiïances qu« l’on avoitfur le pyrophore avant M. Prouft, qui a donnéd’utiles recherches fur cette matière dans leJournal de Médecine , juillet 1778. Ce chi-mifle ayant eu occafion de trouver dans fes ex-périences un grand nombre de réfidus pyro-phoriques,dans lefquels on ne pouvoît pas fbup-çonner l’exiftence de l’acide vitriolique, a cru