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nitreux foit contenu en nature dans l’atmofpbè-re ; & d’une autre part, M. Prouft a découvertque l’inflammation du pyrophore par l’efprit denitre, efl due au charbon contenu dans cettefubflance, puifque cet acide détonne avec tou-tes les matières charbonneufes bien sèches &très-divifées, comme nous le dirons plus endétail à l’article du charbon. L’explication deM. feew ly n’eft donc pas plus fatisfaifante quecelle des chimifles qui l’ont précédé.
La feule manière de découvrir la caufe dece phénomène, efl de bien connoître la na-ture chimique du pyrophore de Homberg; ilparoît qu’elle contient la terre de l’alun, unematière charbonneufe très-divifée , fournie parle miel , le fucre, &c. un peu d’alkali fixe,& du foufre uni en partie à la terre de l’alun ,& en partie à l’alkali fixe. En chauffant forte-ment du pyrophore dans un appareil pneuma-to-chimique , on en retire une grande quantitéde gaz hépatique. Lorfqu’il n’en fournit plus,il ne s’enflamme plus à l’air. Si l’on plonge dupyrophore dans l’air pur vital ou déphlogilti-qué, il brûle rapidement avec une flamme rougetrès-brillante. En le lavant avec de l’eau chaude,on en retire un véritable foie de foufre, & ilne relie plus fur le filtre que la matière char-bonnenfe & la terre de l’alun. Le pyrophore