d’Hist. Nat. et de Chimie. 27
L’acide vitriolique diffout facilement la terrede l’alun lorfqu’elle eft fraîche & humide ; ilne la diiïout qu’avec peine quand elle eft sè-che. Cette diflolution faite à la dofe de plufieursonces, donne des criftaux d’alun mêlés de quel-ques paillettes ou écailles femblables à cellesdu mica. M. Baumé ajoute même que fi onfait cette expérience en petit, on n’obtientprefque que de ces dernières & point d’alun.Les autres acides dilTolvent aufîi cette terre, &forment avec elle des fels peu connus, dontnous parlerons dans les articles fuiyans.
On ne fait pas quelle feroit l’adion de la terrealumineufe fur les fels neutres. Mais la propriétéla plus fingulière qu’elle préfente, c’eft celle defe combiner par excès à l’alun, & de lui don-ner des caradères nouveaux, comme nous l’avonsdéjà fait obferver plus haut. M. Baumé, à quiappartient cette découverte, a fait bouillir unediiïolution d’alun avec de la terre précipitéede ce fel par les alkalis fixes ; cette liqueur adiiïous la terre avec effervefcence. Filtrée, ellen’avoit plus la faveur de l’alun, mais celle d’uneeau dure ; elle ne rougifloit point la teinturede tournefol, & elle verdiftoit le firop de vio-lettes. Par une évaporation fpontanée, elle afourni quelques criftaux en écailles douces autoucher, femblables au mica i M. Baumé les
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