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peu-à-peu ; defiechée doucement, elle efl très-blanche , elle décrépite au feu comme les ar-giles ; la chaleur forte lui donne une dureté con-fidérable; fon volume eft en même-tems fortdiminué, & elle prend beaucoup de retraite;elle n’ell point fufible, même au plus grandfeu , telle que celui de la lentille du jardin del’Infante. Elle retient les dernières portions d’eauavec une fi grande force, qu’il faut un feu dela dernière violence pour l’en priver. Elle fedélaye dans l’eau, & forme une pâte qui a duliant, & qui fe cuit au feu en une porcelained’excellente qualité. La terre alumineufe a donctous les caraâères des terres argileufes, & c’eftl’argile la plus pure que l’on puifle fe procurer,ainfi que l’a annoncé Macquer.
On ne connoît pas bien l’aétion de la terrepefante, de la magnéfie, de la chaux & desalkalis purs fur la terre d’alun. Il elt vraifem-blable que ces fubllances, fur-tout les dernières,la mettroient à l’aide du feu , dans l’état d’unefritte vitreufe. M. Achard a fait une fuite d’ex-périences qui prouve cette aflertion. La couleur,la tranfparence, la dureté & toutes les proprié-tés de ces efpèces de verres, varient fuivantles proportions relatives des fubllances que l’onmêle pour les obtenir, comme on l’apprend dansla dilfertation du chimifie de Berlin déjà cité.