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Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
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274
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peu-à-peu ; defiechée doucement, elle efl très-blanche , elle décrépite au feu comme les ar-giles ; la chaleur forte lui donne une dureté con-fidérable; fon volume eft en même-tems fortdiminué, & elle prend beaucoup de retraite;elle nell point fufible, même au plus grandfeu , telle que celui de la lentille du jardin delInfante. Elle retient les dernières portions deauavec une fi grande force, quil faut un feu dela dernière violence pour len priver. Elle fedélaye dans leau, & forme une pâte qui a duliant, & qui fe cuit au feu en une porcelainedexcellente qualité. La terre alumineufe a donctous les caraâères des terres argileufes, & ceftlargile la plus pure que lon puifle fe procurer,ainfi que la annoncé Macquer.

On ne connoît pas bien laétion de la terrepefante, de la magnéfie, de la chaux & desalkalis purs fur la terre dalun. Il elt vraifem-blable que ces fubllances, fur-tout les dernières,la mettroient à laide du feu , dans létat dunefritte vitreufe. M. Achard a fait une fuite dex-périences qui prouve cette aflertion. La couleur,la tranfparence, la dureté & toutes les proprié-tés de ces efpèces de verres, varient fuivantles proportions relatives des fubllances que lonmêle pour les obtenir, comme on lapprend dansla dilfertation du chimifie de Berlin déjà cité.