d’Hist. Nat. et de Chimie. 271efl dû, comme dans le borax , au dégagementde l’eau , dont les bulles foulèvent peu-à-peu& étendent les molécules falines. L’alun danscet état prend le nom d’alun calciné; il a perduà-peu-près la moitié de fon poids; il eft unpeu altéré, il rougit le firop de violettes; fafaveur elt beaucoup plus confidérable, 8c ilfemble que fon acide fe foit développé. Si onle diflout dans l’eau, il s’en précipite un peude terre; on peut le faire criflallifer; mais ilfre fe bourfouffle prefque plus lorfqu’on le cal-cine de nouveau , fuivant l’obfervation de M.Baumé. Si on calcine de l’alun dans un appa-reil diflillatoire, on obtient du phlegme qui furla fin devient acide; mais on ne peut pas ledécompofer entièrement, puifque Geoffroy l’atenu dans une cornue à un feu extrême, pen-dant trois jours & trois nuits, fans qu’il ait fubid’altération bien remarquable. Cependant jepenfe qu’on n’a point encore examiné conve-nablement les changemens que l’alun éprouvede la part d’un feu long-tems foutenu.
L’alun s’effleurit légèrement à l’air , 6c perdl’eau de fa criflallifation. Ce fel n’eft que peudiffoluble dans l’eau froide, puifque deux li-vres de ce fluide ne peuvent difToudre que qua-torze gros d’alun, fuivant M. Baumé; mais l’eaubouillante en diffout plus de la moitié de fon