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fouvent une forte leffive des favoniers pour fa-ciliter la criflallilation de l’alun. Tel eft le pro-cédé qu’on fuit dans plulieurs manufactures ;mais ces aluns retirés des pyrites contiennenttoujours plus ou moins de fer ; celui que l’onretire des pierres où il exifte tout formé, efltoujours plus pur, comme l’alun de Rome.L’alun qu’on fabrique en combinant directementl’acide vitrioiique avec les argiles efl fouventmêlé d’une certaine quantité de fer, parce queles argiles colorées qu’on emploie pour cettepréparation font chargées de ce métal.
L’alun fous fa forme régulière, efl un octaè-dre parfait formé de deux pyramides tétraèdresjointes bafe à bafe. Cette forme varie beaucoupfuivant les circonflances de la criftallifation; l’oc-laè’dre efl plus ou moins tronqué, irrégulier,aigu, applati. Les angles font plus ou moinscomplets, coupés, les criflaux font fouvent réu-nis & comme emboités les uns dans les autrespar leurs pyramides. M. Rome de Lille a dé-crit avec beaucoup de foin toutes fes variétésdans la nouvelle édition de fa Criflallographie.
L’atùn fe liquéfie à une chaleur douce; ilexhale des vapeurs aqueufes très-abondantes :il fe bourfouffle beaucoup , & il offre une malletrcs-volumineufe , légère, d’un blanc mat, &remplie de beaucoup de cavités, Ce phénomène