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objet, prépare ce fel en expofant de l’alkalifixe cauftique, ou chargé de peu d’acide craieux,dans un lieu rempli de cet acide gazeux , commedans la partie fupérieure d’une cuve de bierreen fermentation. L’alkali s’empare de tout l’acidecraieux qu’il peut abforber, & il criftallife très-régulièrement. Ses criflaux font des prifmesquadrangulaires, terminés par des pyramidesà quatre faces très-courtes.
La faveur du tartre craieux ell urineufe;mais beaucoup moins forte que celle de l’ai-kali végétal cauftique, puifqu’on l’emploie enmédecine à la dofe de quelques grains comme•fondant. Ce fel neutre eft très-altérable au feu;ilfe fond aifément; & il s’alkalife alfez vite. Sion le diftille dans une cornue en adaptant à cevaifleau un récipient & un appareil pneumato-chimique au mercure, on en retire l’eau decriflallifation, & fon acide dans l’état aériforme;l’alkali fixe ell: en malle irrégulière après cetteopération, & il retient toujours une petite por-tion de fon acide que le feu ne peut lui en-lever qu’avec la plus grande difficulté. D’aprèsl’analyfe de Bergman, le tartre craieux faturéd’acide & bien criflallifé , qu’il nomme alkalivégétal aéré , contient par quintal vingt partiesd’acide craieux, quarante-huit d’alkali pur, &trente-deux d’eau. Mais il faut obferver que