>112 Ê L ë M E N S
dicres de plomb, dans lefquelles on l’évapore}
Les criftaux de ici marin font des cubes très-réguliers & d’autant plus-gros, que l’évapora-tion a été plus lente ; ils fè groupent enfemblepar leurs bords , de manière à former des es-pèces d’efcaliers ou.de trémies creufes. Rouellea obfervé & décrit ce phénomène avec beau-coup de foin dans fes Mémoires fur la criftal-lifation. Bergman en a donné une éthiologiefort ingénieufe.
La faveur du fel marin eil falée & agréable^
Lorfqu’on l’expofe à Paclion d’un feu bruf-que , il pétille & faute en éclats. On appellece phénomène décrépitation ; il eil dû , ainfi quenous l’avons déjà fait obferver fur le tartre vi-triolé & fur le fel fébrifuge, à ce que l’eau quientre dans les criilaux falins fe raréfiant habi-lement , brife & écarte avec effort toutes lespetites lames dont ils font compofés. Lorfquetoute l’eau eft airtfi évaporée, la décrépitationceffe 8c le fel eft en pouffière. Si on continueà le chauffer fortement, il fe fond après avoirrougi : en le coulant fur une plaque de marbre,il fe fige en une efpèce de criftal minéral. Mais iln’eft altéré en aucune manière, car on peut luirendre fa première forme en le diflfolvant dansl’eau. Le feu ne le décompofe donc pas : enle tenant fondu quelque tems, il finit par fe
yolatilifer