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fc’HrsT. Nat. et de Chimie, u$volatilifer fans altération, mais il faut pour celaun feu de la dernière violence.
Le fel marin n’éprouve pas d’altération fen-fible à l’air, lorfqu’il eft bien pur ; il fe def*sèche plutôt qu’il ne s’humeéte, & il n’en attirel’humidité que lorfqu’il contient des fels marinsà bafes terreufes, comme celui de gabelle.
Il eh très diholuble dans l’eau ; il ne lui fautque trois parties de ce fluide pour être tenuen diiïolution. Trois onces & demie d’eau dif-folvent très-complètement une once de ce fel :il n’eft pas plus diiïoluble dans l’eau bouillanteque dans l’eau froide. La diiïolution fe fait feule-ment un peu plus vite par la chaleur. On obtientles criftaux de ce fel par une évaporation très-lente. Il le forme d’abord fur la liqueur despieds de mouches qui fe joignent 8c donnentnaiiïance à une pellicule plus ou moins épaifte ;quelquefois, au lieu de cubes, on obferve desefpcces de pyramides quarrées & creufes, fem-blables à des trémies. M. Rouelle, qui a ob-fervé avec grand foin tous les phénomènes decette criftallifation , a vu que ces trémies pre-noient naiiïance de la manière fuivante. Lorf-qu’il y a un cube de formé, ce petit folides’enfonce un peu dans l’eau ; il en naît enfuiteun fécond qui eft attiré par le premier, & quis’attache à lui par un de fes côtés; le même\Tome 17, H