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Tome Deuxieme (1786)
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113
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fcHrsT. Nat. et de Chimie, u$volatilifer fans altération, mais il faut pour celaun feu de la dernière violence.

Le fel marin néprouve pas daltération fen-fible à lair, lorfquil eft bien pur ; il fe def*sèche plutôt quil ne shumeéte, & il nen attirelhumidité que lorfquil contient des fels marinsà bafes terreufes, comme celui de gabelle.

Il eh très diholuble dans leau ; il ne lui fautque trois parties de ce fluide pour être tenuen diiïolution. Trois onces & demie deau dif-folvent très-complètement une once de ce fel :il neft pas plus diiïoluble dans leau bouillanteque dans leau froide. La diiïolution fe fait feule-ment un peu plus vite par la chaleur. On obtientles criftaux de ce fel par une évaporation très-lente. Il le forme dabord fur la liqueur despieds de mouches qui fe joignent 8c donnentnaiiïance à une pellicule plus ou moins épaifte ;quelquefois, au lieu de cubes, on obferve desefpcces de pyramides quarrées & creufes, fem-blables à des trémies. M. Rouelle, qui a ob-fervé avec grand foin tous les phénomènes decette criftallifation , a vu que ces trémies pre-noient naiiïance de la manière fuivante. Lorf-quil y a un cube de formé, ce petit folidesenfonce un peu dans leau ; il en naît enfuiteun fécond qui eft attiré par le premier, & quisattache à lui par un de fes côtés; le même\Tome 17, H