d’Hist. Nat. et ds Chimie, ni
clés écumoirs, à mefure qu’il s’en eft criftallifé uneallez grande quantité ; on continue de l’enleverainfi & d’évaporer jufqu’à ce que l’eau ne donneplus de criftaux cubiques. Le fel que l’on ob-tient eût en criftaux plus ou moins gros , fui-vant la rapidité ou la lenteur de l’évaporation;l’eau qui n’en fournit plus eft appelée muire oueau mère, elle contient des fels marins à bafeterreufe (i).
Wallerius rapporte un quatrième procédé pourretirer le fel des eaux de la mer, mis en ufagedans les pays du Nord. On expofe cette eaudans des folles fur le bord de la mer; commeelle n’y forme qu’une petite couche, le froidla pénètre, & elle fe gèle; mais la portion d’eaufurabondante à la diftolution faline , étant lafeule fufceptible de fe geler, celle qui reftefluide retient tout le fel qui étoit contenu dansla quantité primitive, & elle fe trouve concen-trée au point de laiflër crillallifer le fel marin àla moindre chaleur; on la porte dans des chau-
vi) On prépare à Montmorot un fel neutre, connufous le nom de fel d’Epfom de Lorraine; mais ce n’efîque du fel de Glauber dont on a trouble la criflallifation.On le diftingue du vrai fel d’Epfom, en ce qu’il s’effleurisà l'air , tandis que le premier, tel qu’il vient d’Angleterre aÿû déliquefcent.