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avec rapidité fous ces hangards, il s’en évaporeprefque les deux tiers ; elle dépofe de la félé-nite fur les fagots ; & lorfqu’elle eft aflez char-gée de fel pour donner treize à quatorze de-grés au pefe - liqueur, elle eft portée dans degrandes chaudières de fer, foutenues par descrochets de même métal, qui partent de leurfond & repofent fur des pièces de bois portéespar les bords de ces vaifîeaux. Ces chaudières,appelées poêles, font très-larges & peu pro-fondes. Elles contiennent cent muids d’eau falée.'On les chauffe brufquement • lorfque l’eau boutà gros bouillons, elle fe trouble d’abord, &dépofe à fa furface une terre ochreufe en for-me d’écume. Il s’en fépare enfuite un fel peufoluble qui n’eft que de la félénite, les ouvriersla nomment fchlot ; le fchlot eft mêlé d’un peude fel marin, de fel de Glauber & de fel ma-rin terreux; il eft reçu dans de petites auges detôle, placées fur les bords des chaudières danslefquelles il eft porté par les flots de la liqueurqui bout ; on enlève les augelots de tems entems, & on les remet jufqu’à ce qu’il fe formeà la furface de la liqueur une grande quantitéde petits criftaux cubiques que les ouvriers ap-pellent pieds de mouches. A cette époque onretire les augelots pour la dernière fois. Ondiminue le feu & on enlève le fel marin avec