b’Hist. Nat. et de Chimie. Ï 6 $
France, en Normandie & en Bretagne, on fefert de l’évaporation artificielle à l’aide du feu.Dans l’Avranchin on prend les fables mouvansfur lefquels l’eau de la mer a dépolé des crif-taux falins, on les lave avec la moins grandequantité poflible d’eau de mer, afin que lefel n’en ait que ce qu’il lui en faut pour êtrediiTous; on porte cette eau falée dans des chau-dières de plomb dans Iefquelles on l’évaporejufqu’à ficcité. Ce fel efl très-blanc & plus purque celui des marais falans. M. Guettard a dé-crit avec foin ce travail dans les Mémoires del’académie pour l’année I7y8.
La Lorraine & la Franche-Comté ont beau»coup de fontaines falées. L’eau de ces fon-nes efl chargée de differentes quantités de felmarin. A Montmorot, dans la dernière de cesprovinces, pour obtenir ce fel on réunit l’éva-poration fpontanée à l’évaporation par le feu.Pour cet effet, l’eau des puits eff portée, pardes pompes à chapelet , dans un grand badin.Ce dernier eff placé au haut d’un hangard nom-mé bâtiment de graduation. Sous cet hangardfont fufpendues, par étages, des planches furlefquelles font placés de petits fagots d’épines.L’eau tombe fur ces fagots par des robinets ;elle fe divlfe en pluie fine ; & comme elle pré»lente Beaucoup de furface à l’air qui circule