tfïîtsT. Nat. et de Çhîmïe.
La troifième circonflance qui paroît favori-fer la production du nitre » c’eft le contad del’air. Telle eü la raifon de la formation du falipêtre de houffage ; c’eft aulli celle pour laquelleon agite les mélanges des nitrières artificielles ,pour que l’air les touche dans tous leurs.points fEnfin les craies qui contiennent naturellement;du nitre, n’en fourniiïent qu’à une certaine pro-fondeur & point du tout au-delà de cet efpace,Si ces trois circonfiances font réunies, la pro-duction du nitre fera très-abondante; tels font,les principes fur lelquels il faut conftruire de^nitricres artificielles. T
On ne connoît que depuis peu de tems 14théorie de la formation du nitre. Glauber & plgrfleurs autres chimiftes qui l’ont fuivi, penfoient■que le nitre étoit tout formé dans les végétaux,qu’il pafloit delà dans les animaux, ti & qtjçla putréfaction ne faifoit que le dégager de fesentraves ; mais on a bientôt reconnu que les^végétaux n’en contenoient point une allez gran-de quantité pour fuffire à celle que l’on retire.dans les nitrières artificielles. M. Thouvenel quia remporté le prix de l’Académie fur la for-mation du nitre, a fait beaucoup d’expériencespour en déterminer la caufe, & il a reconnuque l’acide nitreux étoit produit par la corg-.binaifon d’un fluide élaflique dégagé des mg-'