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recouverts de plâtre; c’eft ainfi que les démO^litions des vieux édifices contiennent de grandesquantités de nitre. Ce fel fe trouve encore toutpur dans des craies ; M. le duc de la Rochefou-cauld en a retiré jufqu’à une once par livre d’unecraie de la hoche Guyon.
L.a Fécondé circonflance dans laquelle ce felfe produit, c’eft la putréfaâiou ou la décompo-fition fpontanée des matières végétales & ani-males. C’eft un fait très-connu que les lieux arro-fés de liqueurs animales ou qui contiennent desmatières animales en pütréfaélion, tels que les fit-miers, les étables, les latrines, produifent beau-coup de nitre. On a profité de cette obfervatiouconfiante pour former des nitrières artificielles;on confiruit des foffes ou des hangards couvertsmais expofés à l’air par les côtés ; on les remplitde fubftances animales, comme de fumier, d’ex-crcmens de quadrupèdes, de fientes de volailles,de débris des végétaux ; on arrofe ces matièresde tems en tems & fur-tout avec des eauxchargées de matières animales ou végétales fuf-ceptibles de fe pourrir , 8c on les agite pourrenouveller toutes les furfaces. Lorfque la putré-faftion ell avancée, on prend une petite portionde ces matières 8c ôn la leffive pour s’alïu-rer de ce qu’elle contient de nitre : fi on la
trouve alTez chargée on leiTive toute la matière.
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