84, Ê t i M Ë N S
tières animales en putréfadion & 'de l’air pur;il a également établi que l’acide nitreux unefois formé fe combine avec là terre calcaire,lorfque l’on n’emploie que des matières ani-males pour les nitrières, & que les débris desvégétaux font utiles pour fournir l’alkali fixe quiefl la bafe du nitre ordinaire. Mais M. Tïiouveneln’avoit point déterminé la nature du gaz qui fedégage des matières animales en putréfadion,& c’eft M. Cavendifch qui a démontré il y aquelques mois que ce gaz efl le même quefcelui qui conftitue un des principes de l’atmof-phère fous le nom d’air phlogifliqué ou de mo-phette atmofphérique, en faifant de véritableacide nitreux par la combinaifon de ce gazavec l’air vital au moyen de l’étincelle électrique.
Le nitre efl très-altérable par la chaleur : fit>n l’expofe à l’adiori du feu dans un crenfet,il fe liquéfie allez vite, & cette liquéfaction eflune vraie fufion ignée ; car quoiqu’on le tienne"quelque tems dans cet état, il ne fe defsèchepas 8c peut rougir fans prendre la forme sèche.-Si on le laifTe refroidir après l’avoir fait fondre,il fe fige en une maire opaque que l’on nommecri fiai minéral, 8c qui efl aulîi pefant, aufîîfufî-’ble 8c aufli diflolubte que le nitre. Le crifial mi-néral des pharmacies diffère du nitre pur fondu,'en ce quil contient un peu de tartre vitriolé
i