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d’Hist. Nat. et de Chimte.
Contiennent les criftaux de fel de Glauber,qu’eft due la propriété qu’ils ont de fe réduireen une poulîière blanche très-line, lorfqu’onles laifîe expofés à l’air. On donne à ce phéno-mène le nom d’eiïlorefcence , parce qu’en effetles criftaux fe couvrent d’une efpèce de duvetpulvérulent, femblable par la blancheur & patla forme aux matières fublimées que l’on con-noît en chimie fous le nom de fleurs. Ce n’eftque parce qu’il perd l’eau qui entre dans lacompofition de fes criftaux, que ce fel tombeainfi en pouiïière par le contact de l’air; aufîïfon efHorefcence n’eft-elle jamais plus rapide& plus marquée que lorfque l’air eft très-fec& par conféquent très-avide d’humidité. Ce phé-nomène eft donc très-analogue au deftechementopéré par la chaleur ; tous les deux dépendentuniquement de l’évaporation de l’eau qui faitpartie conftituante des criftaux. Cependantcomme l’eau qui entre dans les criftaux defel de Glauber 8c dans ceux de tous les felsefflorefcens en général, eft exaélement combi-née avec la matière faline, il paraît que c’ellpar une efpèce d’affinité entre l’air 8c l’eau quel’efflorefeence a lieu. Ce phénomène doit êtreregardé comme une décompofition des criftaux,opérée en raifon de l’affinité plus grande qu’ilÿ a entre l’eau & l’air, qu’entre l’eau & la