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Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
Seite
76
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ËLÏMEKÎ

defsèche & devient dun blanc mat ; dans cetétat, il ne petit être fondu quà une chaleurconfidérable, comme le tartre vitriolé. Pourbien concevoir ce qui fe paiïe dans cette ac-tion du feu fur le fel de Glauber, il faut dif-tinguer deux efpèces de fufion dans les matiè-res falines ; lune qui efl due à leau qui entredans la formation de leurs criftaux , & quonappelle fufion aqueufe ; elle na lieu que pourles fels qui font plus folubles dans leau chaudeque dans leau froide; & elle efl due à ce quela portion de ce fluide qui entre dans la conf-titution des criftaux falins , séchauffe & devientalors capable de difToudre la matière faline;cette fufion aqueufe neft donc quune diffolu-tion par leau chaude ; auffi le fel de Glauberfondu fe prend-il en maffe lorfquon le laiïTerefroidir. Mais fi lon continue de le chaufferaprès lavoir fait liquéfier, il fe defsèche & devientblanc ; alors la fufion quon opère à laide duneplus grande chaleur efl vraiment due au feu,8c fe nomme fufion ignée. Le fel de Glauberefl donc tout auffi peu fufible que le tartre vi-triolé : comme lui, il fe volatilife à la dernièreviolence du feu, mais il néprouve'aucune al-tération dans fes principes par Iaétion de lachaleur.

' Çefl encore à la grande quantité deau q»*f