matière falïne. C’eft ainG que j’ai toujours conçul’efflorefcence, & je ne vois pas qu’on puiflel’expliquer autrement. ( Voyez mes Mémoiresde Chimie.') Le fel de Glauber perd prefquela moitié de fon poids dans cette altération;mais fa nature n’eft pas changée, on peut luirendre fa forme criflalline , en lui reftituantPeau qu’il a perdue. Quoiqu’aucun auteur dçmatière médicale n’ait fait cette obfervation, ilnous paroît important de connoître exaâementla quantité d’eaü que perd le fel de Glaubetdans fon efflorefcence, pour prefcrire en mé-decine une dofe toujours égale de ce fel dansces deux états. On doit le donner effleuri à unpeu plus d’un tiers de moins que'lorfqu’il eften beaux criftaux tranfparens.
Le fel de Glauber eft très-diffbluble dansPeau. Il ne faut que quatre parties d’eau froidépour en diiïoudre une partie. Cette quantitéd’eau néceflaire à fa diflolution, diminue eitproportion de la chaleur de ce fluide. Unepartie d’eau bouillante diflout prefqtle fon poidsde ce fel. C’eft fur cette propriété qu’eft fondéela manière de le faire criftallifer, Comme il eftplus foluble dans l’eau chaude que dans l’eailfroide, il fuffit de Iailïer refroidir une diflolutionbien chargée de ce fel, & elle donne des crif-taux d’autant plus beaux & plus réguliers, quÿ