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Tome Deuxieme (1786)
Entstehung
Seite
78
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matière falïne. Ceft ainG que jai toujours conçulefflorefcence, & je ne vois pas quon puiflelexpliquer autrement. ( Voyez mes Mémoiresde Chimie.') Le fel de Glauber perd prefquela moitié de fon poids dans cette altération;mais fa nature neft pas changée, on peut luirendre fa forme criflalline , en lui reftituantPeau quil a perdue. Quoiquaucun auteurmatière médicale nait fait cette obfervation, ilnous paroît important de connoître exaâementla quantité deaü que perd le fel de Glaubetdans fon efflorefcence, pour prefcrire en mé-decine une dofe toujours égale de ce fel dansces deux états. On doit le donner effleuri à unpeu plus dun tiers de moins que'lorfquil eften beaux criftaux tranfparens.

Le fel de Glauber eft très-diffbluble dansPeau. Il ne faut que quatre parties deau froidépour en diiïoudre une partie. Cette quantitédeau néceflaire à fa diflolution, diminue eitproportion de la chaleur de ce fluide. Unepartie deau bouillante diflout prefqtle fon poidsde ce fel. Ceft fur cette propriété queft fondéela manière de le faire criftallifer, Comme il eftplus foluble dans leau chaude que dans leailfroide, il fuffit de Iailïer refroidir une diflolutionbien chargée de ce fel, & elle donne des crif-taux dautant plus beaux & plus réguliers, quÿ