6i
la maison palatine; les animosités soutenuesde l’Autriche et de la Prusse à l’égard l’un del’autre, n’avait pas rompu le lien fédéral del’Allemagne; l’autorité de la diète de Ratis-bonne subsistait dans un degré égal à celuique la diète réclame et s’attribue aujourd’hui.Si c’est cet ordre de choses seulement qu’ellea en vue, l’article est irréprochable ; il est bienévident que la diète, gardien de la sûreté gé-nérale et particulière, a le droit d’user detous les moyens légaux de la confédération,pour la défendre et pour remplir vis-à-vis deses membres le but de l’association. Ainsi, lafédération générale serait-elle menacée par unennemi extérieur, par exemple, la France ou3a Russie? un membre de l’union, contre droitet raison, tenterait-il d’abuser de la supério-rité de sa force pour en opprimer un autre?Là, devraient se développer, dans toute leurétendue, les pouvoirs de la diète, et ce dé-ploiement n’aurait rien que de légal. Maisa-t-on voulu aller plus loin, et de cette sur-veillance de la sûreté et de l’indépendance ducorps et des membres de l’association, induirele droit à la surveillance et à la subordinationdes états particuliers, de manière à les rendre