beau les phantômes effrayons d’institutionsdécriées ou détruites ; plus loin, on s’adjugeles nations en gros ou en détail; en d’autreslieux, on menace les contrats et les monu-mens cimentés ou élevés par des mains quel’on ne veut considérer que comme celles d’en-nemis; nulle part on ne sait établir un sageprovisoire de quelques mois, qui donne à lapremière chaleur le temps de se dissiper, auxhommes celui de se regarder, de se recon-naître, de réfléchir avant que d’agir, de choisirdans la richesse de la masse, au lieu de s’ap-pauvrir en se bornant à la stérilité du seulentourage. N’en doutons pas, de cette fataleprécipitation sont découlés 1 8 1 5 et ses fléaux ;et d’elle encore, renouvelée dans la mêmeannée, sont provenus les embarras qui nousentravent depuis six ans, et dont nous auronsà goûter les fruits amers pendant beaucoupd’autres années.
Le même défaut cle maturité se fait res-sentir dans l’acte fédéral; car il dit générale-ment, que des états seront créés ou recréés,dans toute l’étendue de l’Allemagne, ce quicorrespond au voeu des peuples et à la pro-messe des pr inces ; mais le comment n’est pas