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Tome Second (1770)
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313
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des Enfants. 313poflîble. Les enfants élevés au chaud , fontfouvent enrhumés, foibles, pâles, languiffants,bouffis, triftes ; tombent clans la nouûre, laconlomption , toutes fortes de langueurs, Stmeurent dans l’enfance , ou vivent miléra-bles, Stc. Ceux qu’on lave à l’eau froide Stqu’on éleve au grand air, font l’oppofé.

§ 386. Je crois devoir ajouter, que l’en-fance n’efl pas la feule période de la vie ,dans laquelle les bains froids foient utiles. Jeles ai employés avec un fuccès marqué, pourdes perfonnes de tout âge , même pour desfeptuagénaires ; & il y a deux elpeces de ma-ladies , plus fréquentes, il eft vrai, à la villequ’à la campagne , dans lefquelles ils réuf-fiffent très-bien ; c’eft dans les foibleffes denerfs, St quand la tranfpiration fe fait mal,qu’on craint l’air, qu’on eft fiuxionnaire, foi-ble, languiftant. Le bain froid rétablit la tranf-piration , redonne de la force aux nerfs, Sttliftipe par-là tous les dérangements que ceSdeux caufes occafionnoient dans l’économieanimale. On doit les prendre avant dîner.Mais autant les bains froids font utiles, au-tant l’ufage habituel des bains chauds eft per-nicieux ; ils difpofent à l’apoplexie , à l’hy—dropifie , aux vapeurs, à l’hypocondrie ; Stl’on voit les villes où l’ufage en eft fréquent,délolées par toutes ces maladies.

De la pouffee des Dents.

§ 387. La fortie des dents coûte fouventbeaucoup aux enfants, St quelques-uns fuc-