3i2 Maladiesme l’annonce , je luis pleinement perfuadé,qu’en confervant un très-grand nombre d’en-fants , elle contribuera à arrêter les progrèsde la dépopulation.
Il faut les laver très-réguliérement tous lesjours, quelque temps & quelque faifon qu’ilfade , & , dans la beile iailbn , les plongerdans des féaux, dans des baffins de fontaine,dans des ruiffeaux, dans des rivières, dansle lac.
Après quelques jours de pleurs, ils s’accou-tument tous fi bien à cet exercice, qu’il de-vient un de leurs plaifirs, & qu’ils rient pen-dant toute l’opération.
L,e premier avantage de cette méthode,c’eft, comme je l’ai dit, d’entretenir la tranfipiration, & de rendre moins fenfible aux im-preflions de l’air ; mais, de ce premier avan-tage, il en réfulte qu’on les préferve d’un grandnombre de maux; fur-tout de la nouure, desobftruèfions, des maladies de la peau & desconvulfions ; & on leur affure une famé ferme& robufte.
§ 385. Mais il ne faut pas détruire le bienqu’on leur fait en les lavant, par la mauvaifehabitude de les tenir trop au chaud ; il n’yen a point de plus pernicieufe & qui tue plusd’enfants. Il faut les accoutumer à être très-peu habillés, tant le jour que la nuit, à avoirfur-tout la tête très-peu couverte , & pointdu tout pendant le jour, depuis l’âge de deuxans ; éviter qu’ils ne foient dans des cham-bres trop chaudes, & les faire vivre au grandair, foit l’Eté foit l’Hiver, le plus qu’il eft